APPELL AL PIEVEL

APPELLO AL POPOLO

APPEL AU PEUPLE

AUFRUF ANS VOLK

CCP 17-791540-8    CCP 17-655794-4

c/o Gerhard Ulrich.

Avenue de Lonay 17

CH-1110 Morges

 

Mobile:   078/ 641 99 96

Tél/Fax: 021/ 801 22 88

 

e-mail: ulrich.g@c9c.org

L’initiative des citoyens, qui défend les intérêts des consommateurs de la justice

Die Bürgerinitiative, welche die Interessen der Justizkonsumenten verteidigt

Juge de Police

de l’arrondissement de la Sarine

Route des Arsenaux 17

1701 Fribourg

Morges, le 27.08.06

 

cc: Tribunal cantonal FR, Place de l’Hôtel-de-Ville 2A, 1702 Fribourg

      Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14

      Grand Conseil FR, rue des Chanoines 17, 1700 Fribourg

 

Répression du droit à la liberté d’expression

Votre citation à comparaître pour le 12.10.06

datée du 16.08.06 et notifiée le 17.08.06

 

Monsieur,

 

De ce qui précède, il ressort que je vous soumets mes requêtes d’administration de preuves, postées lundi, le 28.08.06, dans le délai légal de 10 jours, puisque l’échéance du 27.08.06 tombe sur un dimanche. Je me réfère également à la pratique constante du Tribunal fédéral en la matière, selon laquelle les démarches d’un profane sont à interpréter conformément aux intentions de l’intervenant.

 

En fait

 

Historique :

1. L’Association APPEL AU PEUPLE existe depuis l’an 2000, et nos premières actions dans le canton de Fribourg remontent à l’année 2001. Notre première dénonciation publique du dysfonctionnement de votre appareil judiciaire (avec un mégaphone, entre autres dans les villes de Fribourg et de Morat)  a coïncidé avec le dernier samedi d’Expo 02 (28.09.02).

 

2. Le 14.11.02, un groupe d’une vingtaine de nos militants a dénoncé le scandale Birgit Savioz – enchaînés – devant l’Hôtel de Ville de Fribourg, où siégeait le Grand Conseil. Cette intervention a été suivie d’un déplacement sous les fenêtres de l’Etude de l’avocat Anton Cottier (à l’époque, Président du Conseil des Etats – impliqué de façon peu honorable dans l’affaire Daniel Conus). Le Conseiller d’Etat Pascal Corminboeuf a bien voulu s’entretenir avec nous à cette occasion, ce qui a été observé par le Préfet de la Sarine, Nicolas Deiss en personne, sur place. Ces scènes ont été filmées. Preuves: photos (l’ensemble désigné comme pièce 1). La cassette audio-visuelle sera versée au dossier par courrier séparé. Ni M. Corminboeuf, ni M. N. Deiss ni aucun des Députés, ne nous a dit que notre action serait contraire à la loi.

 

3. Par la suite, nous avons régulièrement dénoncé, en groupes variant entre 2 et 20 personnes,  les violations du droit par les magistrats fribourgeois. La police est apparue de temps à autres, sporadiquement, et il n’y a eu aucune suite juridique à mon endroit, bien que j’aie été très souvent le porte-parole lors de telles actions.

 

4. Brusquement, le 23.10.04, 2 policiers ont  insisté pour nous identifier lors d’une action de dénonciation sur la place de l’Hôtel de Ville à Fribourg. Instruit par un gendarme à la retraite, j’ai tout d’abord demandé aux agents de décliner leur identité et de me préciser quelle infraction ils me reprochaient, ce qu’ils ont été incapables de faire. Ils ont vaguement parlé du Code pénal, sans être en mesure de mentionner un article ou une infraction précise. Finalement,  menacé d’être emmené au poste de police, j’ai produit ma carte d’identité. Nonobstant cette soumission à un ordre illicite, le « Juge » d’instruction très spécial Stéphane Raemy m’a déclaré coupable de refus de décliner mon identité (son ordonnance du 15.11.04). Après recours, j’ai dû comparaître devant le juge de police de l’arrondissement de la Sarine, Pierre-Emmanuel Esseiva.

A ma question, les agents ont répondu qu’ils avaient pu indiquer à Raemy mes coordonnées, parce qu’ils les avaient obtenues de moi-même. Esseiva n’a donc pas eu d’autre choix que de m’acquitter. Voir jugement du 20.01.05 (pièce 2). En sortant du Tribunal, les 2 agents m’ont fait part de leur soulagement de me voir acquitté, et j’ai compris que le très spécial « Juge » d’instruction les avait contraints à agir de la sorte.

 

5. Cependant, Raemy a harcelé   parallèlement mon compagnon d’armes le plus fiable, Daniel Conus, en le jetant une première fois en prison, sans procès public et sans l’assistance d’un avocat, au mois de septembre 2004. En tout, ce Raemy a incarcéré sa victime Daniel Conus entre septembre 2004 et octobre 2005 pendant 130 jours, à 4  reprises,    violant ainsi ouvertement la Constitution fédérale et la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Ces abus sont prouvés, puisque le Tribunal cantonal a désavoué à chaque reprise ces séquestrations illégales. Je joins comme preuves les 2 derniers arrêts du Tribunal cantonal FR, libérant Daniel Conus, datés respectivement des 14.06.05 et  14.10.05 (pièces 3 et 4). A noter que Daniel Conus et moi-même avons pour la plupart du temps agi ensemble, sans que Raemy s’en prenne pour autant  à moi! En quelque sorte, Raemy s’est rendu coupable d’avantages illicites en ma faveur !

Daniel Conus est mentionné dans les rapports de police du 01.07.05 (pièce 11), sans pour autant avoir été frappé par Raemy d’une amende, comme les autres protagonistes figurant sur le même rapport, Raemy ayant préféré  le sanctionner par des mesures « préventives » et coercitives beaucoup plus brutales.

 

6. En été 2005, Raemy a soudainement trouvé une astuce pour mettre en œuvre la répression du droit de la liberté d’expression. Pour le démontrer, je joins une petite analyse des rapports de police entre le 28.05. et le 16.07.05 « Actions de la Gendarmerie fribourgeoise contre APPEL AU PEUPLE » (pièce 5), qui ont servi de base à Raemy pour sévir.

Un gendarme m’a affirmé que les rapports doivent être établis dans les 24 heures suivant les interventions. Qu’en est-il en l’espèce ?

La 1ère dénonciation de cette série se réfère à notre action du 28.05.05, mais elle est rapportée 4 jours plus tard. La 2ème dénonciation rapporte notre dénonciation publique du 23.05.05, mais avec un retard de 8 jours ( !), soit le 01.07.05. L’évènement suivant du 25.05.05 est mis sur papier 6 jours plus tard, également le 01.07.05. Miraculeusement, les 2 actions suivantes ont pu être dénoncées dans les 24 heures, c’est-à-dire de façon apparemment réglementaire.

Raemy a commencé à pondre ses odieuses ordonnances pénales, invoquant l’arrêté vétuste du Conseil d’Etat FR du 04.09.1920,  en date du 11.07.05 (pièce 6). On comprend donc aisément ce qui s’est passé : Raemy a été illuminé lui-même, ou il a été aidé par d’autres fonctionnaires malhonnêtes, et il a déniche sa panacée, le 01.07.05. NB: le Tribunal cantonal FR a mandaté Raemy pour s’occuper d’APPEL AU PEUPLE, par arrêt du 28.06.05. Il y a donc une corrélation temporaire avec les 2 rapports de la police cantonale du 01.07.05 – soit 3 jours plus tard seulement, qui démontre clairement la partialité des juges cantonaux!   Raemy a mis ensuite 10 jours pour forger son arme de répression. Par la suite, sa machine a fonctionné comme une machine bien huilée.

 

7. En fait, dès la réception de l’ordonnance du 11.07.05 de Raemy, je n’ai plus voulu mobiliser nos membres militants, pour ne pas les exposer au risque d’être saignés par des amendes, au surplus excessives. La preuve est qu’il n’y a pas de telles ordonnances qui sanctionneraient nos actions après le 16.,  respectivement le 17.07.05. Preuve: absence de preuves contraires. Raemy croit peut-être avoir gagné sa sale guerre. En Suisse, il ne faut pas des méthodes à la Beria, puisque la toute grande majorité des Suisses se plie déjà à la menace d’une amende.

 

8. Mais ce n’est pas le cas de Daniel Conus ni de quelques autres personnes de notre initiative des citoyens. En fait, lui et quelques autres frères  d’armes ont continué jusqu’à ce jour à dénoncer les abus de certains de vos collègues. Exemple: Le 26.11.05, nous nous sommes rendus en petit comité au domicile du Conseiller fédéral Joseph Deiss pour lui présenter Daniel Conus et lui rapporter les violations des Droits de l’Homme que ce militant a subies à cause de Raemy. A l’arrivée au domicile du Conseiller fédéral, 2 voitures de police nous ont rejoints, identifiés et escortés. Je  joins comme preuve la version anglaise de ma lettre de confirmation, adressée à M. Deiss en date du 04.12.05 en forme de lettre ouverte. La version anglaise a été publipostée à toutes les Ambassades des pays anglophones (pièce 7).

 

9. Le 24.05.06, le Président du Tribunal de police de la Sarine a condamné 9 des activistes mentionnés plus haut à des amendes variables, sous  prétexte de devoir nous interdire de nous réunir, afin de préserver l’ordre public (pièce 17). Simultanément, il a affirmé que l’ordre public n’était pas violé par nos actions. Sa démarche ne vise donc pas à nous interdire de nous réunir, comme le font spontanément des gens qui quittent un match de football ou l’église, mais bel et bien de réprimer notre droit à la liberté d’expression.

 

10. Nous avons eu une autre action, cette fois-ci à 2 personnes, le  03.06.06. Après avoir rendu des visites domiciliaires aux « juges » Jean-Marc Sallin (auteur du jugement de répression du 24.05.06, voir tract du 30.05.06, pièce 8), Jean-Frédéric Schmutz, et à l’avocat Maurice Dupont, nous avons été reçus par le Président du Grand Conseil FR, André Ackermann. Voir tract du 09.06.06 (pièce 9).

 

11. Evidemment, nous étions à chaque occasion talonnés et identifiés par la police. Cependant, moi-même, je n’ai jamais été retenu par la gendarmerie – Daniel Conus l’a été à plusieurs reprises, et il a même été victime de traitements dégradants commis par certains policiers (fouille corporelle complète !) et interrogations par Raemy. Voir Audition du 29.06.06 (pièce 9). De nouveau, en m’épargnant et en épinglant uniquement Daniel Conus, il y a présomption que Raemy m’a accordé un avantage illicite, puisqu’il n’a plus donné suite aux rapports de ses sbires me concernant.

 

11. Raemy ne m’a plus poursuivi après le 11.07.05 (date de son ordonnance me concernant). A l’instar de Daniel Conus, il ne m’a même pas poursuivi pour notre action du 25.06.05.  Le rapport de police y-relatif du 01.07.05 (pièce 11) mentionne correctement le nom de Daniel Conus et le mien. Raemy a poursuivi tous les 9 autres prévenus, qui ont participé comme observateurs passifs à cette dénonciation d’hommes de loi malhonnêtes, tout en épargnant Daniel Conus et moi-même comme porte-paroles. Là encore, il y a une forte présomption que Raemy m’a accordé des avantages illicites en ma faveur, ce qui ne saurait s’appliquer à Daniel Conus, qui a été la victime à répétitions de Raemy qui l’a privé de liberté dans des procédures séparées.

Tous mes autres actes pour dénoncer le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire fribourgeois après le 25.06.05, n’ont jamais été poursuivis par Raemy – ce qui amène inexorablement au constat que Raemy est présomptivement un récidiviste pour accorder des avantages illicites.

 

Liste des personnes opprimées par Raemy jusqu’à ce jour :

 

1.     Daniel Conus: 130 jours d’emprisonnement résultant de procédures séparées, non pour le sanctionner, mais à titre  préventif – pas d’amende comme pour les autres personnes, condamnées pour des faits identiques. Jamais cité en audience publique !

2.     Collaud Sylvain (cité pour le 12.10.06)

3.     Couturier Anneliese, citée à comparaître le 12.10.06

4.     Descloux Marie-Jeanne, amendée par Raemy pour CHF 988.- (amende + frais) ! Après recours, citée pour le 30.08.06

5.     Frund Jean-François, acquitté le 24.05.06

6.     Gutknecht Margaretha, sanctionnée le 24.05.06 avec une amende de CHF 100.- et citée à nouveau à comparaître le 12.10.06

7.     Hidber Johann, sanctionné le 24.05.06 avec une amende de CHF 200.-

8.     Kocher Maria, citée à comparaître à l’avenir (frappée par ordonnance pénale du juge d’instruction très spécial Raemy du 28.10.05 d’une amende + frais de CHF 625.-.

9.     Neuenschwander, citation à comparaître le 30.08.06 renvoyée

10.Reymond Karl-Heinz, sanctionné le 24.05.06 avec une amende de CHF 100.-

11.de Rosa-Hidber Sabine, sanctionnée le 24.05.06 avec une amende de CHF 200.-

12.Rubattel Michel, sanctionné le 24.05.06 avec une amende de CHF 100.-

13.Savioz Birgit, amende prononcée par Raemy de CHF 758.- réduite le 24.05.06 à CHF 400.-

14.Tornvall Erik Vilhelm, sanctionné le 24.05.06 avec une amende de CHF 100.-

15.Ulrich Gerhard, amende prononcée par Raemy de CHF 361.-

16.Volkov Ursula, amende prononcée par Raemy de CHF 380.- et citée à comparaître le 30.08.06

17.Wandeler Erwin, sanctionné le 24.05.06 avec une amende de CHF 100.-

 

On constate que:

1.     Raemy a fixé le montant des amendes à la tête du client. En effet, pour quelle raison l’amende prononcée par lui est-elle de CHF 361.- pour Gerhard Ulrich, mais de CHF 380.- pour Ursula Volkov ?

2.     On croit deviner que Raemy a condamné certaines de ses victimes, comme s’il y avait eu récidive, puisque Raemy a infligé à Marie-Jeanne Descloux une amende de CHF 988.- (pièce 11) et à Maria Kocher CHF 625.- . Il est vrai, que ces 2 dames ont été présentes lors de plusieurs interventions des sbires de Raemy. Nonobstant ce fait, il n’y a pas eu de récidive, puisqu’elles n’ont pas participé à nos actions de dénonciations après la notification de l’ordonnance de Raemy, qui était décalée par rapport aux dénonciations de la police. Elles n’ont pas pu savoir non plus à la dernière action incriminée qu’il y aurait une sanction très dure. Elles ne sont donc pas des récidivistes.

3.     Sallin a condamné Karl-Heinz Reymond et Erik Vilhelm Tornvall, bien que ces 2 hommes aient uniquement distribué des tracts devant l’Hôtel de Ville de Fribourg, ce qui est parfaitement légal selon un avis de droit du Professeur Franz Riklin du 17.11.05 (pièce 12).

 

 

 

 

 

En droit

 

Toutes les personnes poursuivies ont recouru contre les amendes démesurées prononcées par Raemy.

9 personnes ont été jugées ensuite le 24.05.06 par Sallin.

5 personnes sont citées à comparaître devant Sallin le 30.08.06 (à ma connaissance)

1 personne a été notifiée par Sallin que son audience du 30.08.06 est renvoyée (pièce 13).

7 personnes sont citées devant le Juge Jean-Benoît Meuwly, le 12.10.06 (à ma connaissance)

2 personnes qui ont été présentes à 1 ou plusieurs évènements incriminés, dont Daniel Conus, n’ont jamais été citées ni devant Sallin, ni devant le Juge Jean-Benoît Meuwly.

Au moment où j’ai eu connaissance des premières citations à comparaître, j’ai demandé par écrit à Sallin, pour quelle raison je n’avais pas reçu d’invitation. Par courrier du 01.05.06, il m’a répondu que c’était « pour la simple et bonne raison que je ne suis pas saisi de votre dossier » (pièce 14).

Par ailleurs, Ursula Volkov (courrier du 03.04.06 adressé au juge de police Jean-Marc Sallin), Maria Kocher et bien d’autres recourants ont adressé une demande précise: « Il sera impossible d’établir objectivement les faits, sans l’audition simultanée avec les autres personnes, et tout particulièrement celle de Gerhard Ulrich. Il est donc impératif de faire la jonction de toutes ces affaires, pour pouvoir établir objectivement tous les faits ».

Force est de constater que l’appareil judiciaire n’a jamais donné suite à cette requête pourtant bien fondée.

Il est inacceptable que certaines accusées sont citées à comparaître devant le Tribunal de police de la Sarine à 2 reprises. C’est le cas de Margaretha Gutknecht, de Maria Kocher, Ursula Volkov et Birgit Savioz. Ces dames risquent être confamnées 2 fois pour le même délit, ce qui est illicite.

 

Le juge d’instruction très spécial Stéphane Raemy a violé le principe de l’équité, en  « oubliant » de sanctionner Daniel Conus comme tous les autres prévenus mentionnés ci-dessus, et d’infliger l’amende la moins élevée à Gerhard Ulrich, qui n’a eu de cesse de continuer à dénoncer les violations des lois par Raemy, étant le Président-fondateur d’APPEL AU PEUPLE.  Cette façon de procéder est à assimiler à un acte de discrimination aux dépens de Daniel Conus et des autres militants de l’initiative des citoyens APPEL AU PEUPLE.

Pratiquement toutes les victimes de Raemy ont insisté, mais en vain, pour qu’une jonction soit établie avec ma cause. Et aujourd’hui on constate que cette disjonction en 3, voire 4 procédures différentes même, avec des juges différents, a déjà   pour résultat, des jugements contradictoires. Ces écarts ne peuvent que continuer à se creuser. Entre-temps, certaines condamnations risquent d’être confirmées par le Tribunal cantonal, et de devenir définitive et exécutoire, avant mon procès, qui pourrait aboutir à un acquittement pur et simple. On ne saurait faire mieux la démonstration de l’action désordonnée de l’appareil judiciaire, qui aurait dû faire la jonction de toutes ces procédures, dès le début, afin d’ éviter des injustices causées par des jugements contradictoires. D’ailleurs, les juges cantonaux se moquent eux-mêmes de leur souci « par économie de procédure » (pièces 19 – 21). Il faut en déduire que le principe d’équité est le cadet des soucis des juges cantonaux, qui optent en désespoir de cause pour la tentative vaine de déstabilisation d’une opposition d’intérêt public.

 

On constate que les dénonciations en l’espèce n’ont pas été instruites. Karl-Heinz Reymond peut prouver par témoins que lui-même et Erik Vilhelm Tornvall ont été victimes de fausses dénonciations par la police. Je laisse néanmoins à M. Reymond le soin de documenter ce fait, ce qu’il a déjà entrepris et avec un succès certain, puisque le Tribunal cantonal a dû rappeler le Président des Juges d’instruction, Jean-Luc Mooser à l’ordre, par arrêt rendu le 23.05.06 (pièce 15), lorsqu’il   a voulu couvrir illicitement Raemy dans ce contexte! Dans une situation similaire, un juge du canton de Neuchâtel a tout simplement acquitté les accusés. Voir « Le Matin » du 13.05.06, page 7 (pièce 16).

 

D’ailleurs, on s’étonne que Mooser s’occupe encore d’APPEL AU PEUPLE, puisqu’il a déposé une plainte pénal contre le soussigné le 13.03.03 (pièce 24), et s’est récusé ensuite dans les affaires concernant APPEL AU PEUPLE, raison pour laquelle, l’appareil judiciaire a nommé Stéphane Raemy comme juge d’instruction spécial pour s’occuper de notre association. Mieux: Mooser, qui s’est récusé spontanément dès le 13.03.03 à notre égard, continue à couvrir les magouilles de son compère Stéphane Raemy, avec l’aval du Tribunal cantonal. Preuve: Arrêt du Tribunal cantonal du 17.08.06 (pièce 25). La partialité du Tribunal cantonal est prouvée par ce seul document.

 

Il faut se poser prioritairement la question, de savoir si une sanction sur la base de l’arrêté du Conseil d’Etat du 04.09.1920 est admissible.

En fait, il y a longtemps que la Suisse a été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour avoir rendu des jugements pénaux sur la base de règlements ou de simples arrêtés de Conseils d’Etat. La jurisprudence de Strasbourg exige que toute condamnation pénale soit basée sur les lois: Nulla poena sine lege. Notre Association a toujours invoqué l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), qui garantit le droit à la liberté d’expression.

La ratification de ce traité international est bien postérieure à l’arrêté démodé invoqué par Raemy, datant de 1920, et créé sous le choc de la grève générale de 1918 et le danger de la révolution bolchevique. L’arrêté du 04.09.1920 est en contradiction avec la CEDH, et c’est clairement cette Convention qui prime.

 

La  découverte tardive de l’arrêté du 04.09.1920 est également un élément pour ne pas reconnaître son application en l’espèce: pendant 3 ans (d’octobre 2002 à mai 2005), les autorités du canton de Fribourg, à l’instar des autorités judiciaires d’autres cantons, n’ont jamais prétendu que nos actions étaient à assimiler à des manifestations nécessitant une autorisation. Ni le préfet de la Sarine, Nicolas Deiss, ni le juge de police de la Sarine, Pierre-Emmanuel Esseiva ont découvert une violation de l’arrêté du 04.09.1920, bien qu’ils ayent été confronté de façon très directe avec nos actions de dénonciation dans le passé. Il s’est donc instauré une légitimité par l’habitude. Raemy ne nous a même pas avertis que sa politique de répression allait changer! Il est même allé plus loin, en piégeant des aînés, puisqu’il a fait verbaliser Marie-Jeanne Descloux et Maria Kocher plusieurs fois, avant que ces 2 dames retraitées aient pu éviter de recevoir leurs cadeaux empoisonnés.

11 jours  après la notification de l’ordonnance pénale du 11.07.05, j’ai demandé par courrier du 22.07.05 au Préfet de la Sarine, Nicolas Deiss, de bien vouloir me définir ce qu’est la différence entre une dénonciation (comme nous entendons nos actions) et une manifestation. Il n’a jamais donné suite. Puisque il incombe au Préfet d’accorder des autorisations de manifester selon l’arrêté de 1920, il devrait aussi être à même de nous dire pour quelle raison les réunions d’une poignée d’activistes d’APPEL AU PEUPLE seraient traitées de façon différente (discrimination) que celles des gens qui se réunissent spontanément après un match de football ou à la sortie de la messe.

 

Subsidiairement, si contre toute attente l’appareil judiciaire reconnaissait tout de même la validité de ce fameux arrêté de 1920, il faudrait se poser la question de savoir si les sanctions infligées sont proportionnelles.

Dans son dispositif de jugement du 24.05.06, Sallin a reconnu que l’ordre public n’était pas troublé par nos actions (pièce 17), alors que l’arrêté invoqué a justement pour but d’assurer le maintien de l’ordre et de la tranquillité. Manifestement, nous n’avons pas commis une telle infraction. Sallin dixit.

Une comparaison avec d’autres cantons s’impose. En fait, un groupe d’une vingtaine de personnes – enchaînées - de notre Association a rendu une visite domiciliaire à un juge fédéral, qui habite aux Cullayes VD, utilisant un mégaphone et une cloche de vache, en date du 06.07.04. La gendarmerie vaudoise est intervenue, et elle m’avait infligé à l’époque une amende modique de CHF 23.10 tous frais compris (pièce 18). Là, on parle de « Trouble de l’ordre et de la tranquillité publics » - ce que Sallin n’a pas retenu dans les cas qui nous concernent.

En comparaison, Raemy m’a infligé une amende pour CHF 361.- frais inclus. Selon la méthode Sallin, cette sanction serait probablement réduite de moitié, à CHF 150.- au moins, mais cela représente  encore et toujours un quintuple de ce qui est en usage chez les voisins vaudois.

Cette démesure, surtout révoltante dans le cas des veuves Marie-Jeanne Descloux et Maria Kocher, vivant dans des conditions modestes, démontre l’esprit vindicatif de Raemy, et son zèle pour les règlements de comptes.

 

Nous avons vu plus haut, comment Raemy viole des droits fondamentaux, et comment  le Tribunal cantonal a systématiquement dû désapprouver les privations de liberté que ce « Juge » a osé imposer à Daniel Conus en violation de la Constitution fédérale et de la CEDH, fait rapporté dans les pièces 3 et 4, datées du 14.06. et du 14.10.05. On a vu que les abus réitérés de Raemy étaient connus du Tribunal cantonal, et que cette instance a néanmoins reconduit le mandat du très spécial juge d’instruction Raemy jusqu’à ce jour, pour s’occuper d’APPEL AU PEUPLE. Voir Arrêts du 28.06.05, 01.09.05 et du 12.09.06 (pièces 19, 20 et 21). On trouve les noms de pratiquement tous les juges cantonaux FR sur ces 3 pièces. La coïncidence temporaire de la confirmation du mandat de Raemy le 28.06.05, les 2 rapports de la Police cantonale FR du 01.07.05, suivis de la 1ère ordonnance pénale de Raemy le 11.07.05 laissent apparaître l’indice net que le tout a été arrangé en coulisses entre le Tribunal cantonal et Raemy, selon le style: « Raemy, vas-y, nous te couvrirons coûte que coûte ».

Cela démontre que ces magistrats n’ont pas le recul et l’impartialité nécessaires pour s’occuper de notre Association non-violente (voir dépliant ci-joint, pièce 22), ni pour mandater des juges de leur choix pour s’occuper de nos causes. L’expérience nous a appris, qu’une récusation de l’ensemble du Tribunal cantonal FR sera rejetée par ces mêmes juges, mais cette récusation est cependant indiquée et indispensable. Il serait préférable que ces Messieurs se récusent spontanément,  dans un accès d’honnêteté intellectuelle. Car c’est un fait qu’ils sont à la fois juges et partie dans notre affaire: ils sont pratiquements tous co-responsables des scandales judiciaires que nous dénonçons (voir notre Site Internet www.appel-au-peuple.org, rubrique « Affaires en cours », références FR100 – 106).

 

Pendant les 4 actions incriminées, nous avons dénoncé le scandale judiciaire Daniel Conus. Les dénonciations du 23.06., 25.06. et du 16.07.05 ont été spécifiquement dirigées contre le juge d’instruction très spécial Stéphane Raemy, pour son 3ème exploit, c’est-à-dire la nouvelle incarcération de Daniel Conus ordonnée par Raemy, qui a duré du 20.05. au 14.16.05, toujours sans procès public, et sans assistance d’un avocat, pour de prétendues raisons de prévention (pas de sanction, puisqu’il n’y a pas eu condamnation de Daniel Conus). NB: il ne s’agissait pas d’une détention préventive, mais tout simplement d’un acte tyrannique de plus de la part de Raemy.

Ces faits ressortent clairement déjà de mon recours du 22.07.05, adressé à Raemy.

De fait et de droit, Raemy n’était donc même pas habilité pour intervenir en qualité  de juge d’instruction pendant nos actions entre le 23.06. et le 16.07.05, puisqu’il était juge et partie.

Ces ordonnances sont donc à casser pour ce seul motif déjà.

 

Requêtes

Nous demandons que :

 

1.     Les membres du Tribunal cantonal FR seront récusés en bloc, puisqu’ils ont tous aveuglément mandaté Raemy pour continuer à s’occuper des affaires d’APPEL AU PEUPLE, malgré ses agissements illicites commis à nos dépens.

2.     Le Tribunal de la Sarine édite et imprime les rapports de police du 02.06. et du 17.07.05, mentionnés dans l’annexe 5, et me les fera parvenir par courrier.

3.     Les jugements rendus contre les personnes énumérées à la page 4 seront tous annulés, et la jonction de toutes ces causes en une seule procédure sera prononcée.

4.     L’audience du 12.10.06 sera enregistrée.

5.     Le Tribunal cite les témoins selon la liste ci-dessous, pour les objectifs indiqués. Je me réserve expressément le droit selon l’article 6.3, lettre d de formuler toutes questions utiles à ces témoins.

6.     L’enregistrement audio-visuel du 14.11.02 peut être visionné lors de l’audience du 12.10.06.

7.     Les autorités donnent une définition précise de ce qu’ils déclarent être une manifestation.

 

En résumé j’insiste pour avoir le droit, garanti par l’article 6, alinéa 3, lettre d de la CEDH, que

« Tout accusé a droit notamment à  interroger ou faire interroger les témoins à charge et obtenir la convocation et l’interrogation des témoins à décharge dans les mêmes conditions que les témoins à charge ».

Je demande que mes requêtes soumises dans les délais au Juge de police de l’arrondissement de la Sarine soient respectées.

 

 

Fait à Morges, le 27.08.06

 

 

 

                                                         Gérard Ulrich

                                                         Président d’APPEL AU PEUPLE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Liste des témoins et objectifs de leur comparution

1.     Nicolas Deiss, Préfet de la Sarine: pour confirmer sa présence lors de notre action de dénonciation, le 14.11.02 devant l’Hôtel de Ville de Fribourg etc.

 

2.     Pascal Corminboeuf, Conseiller d’Etat: idem

 

3.     Joseph Deiss, ancien Conseiller fédéral: pour confirmer la visite d’activistes d’APPEL AU PEUPLE à son domicile au mois de novembre 2005

 

4.     Franz Riklin, professeur de droit, Université de Fribourg: pour confirmer qu’il est l’auteur de son avis de droit du 17.11.05

 

5.     Pierre-Emmanuel Esseiva, ancien Président du Tribunal de la Sarine: pour confirmer qu’il m’a acquitté le 20.01.05 de l’accusation d’avoir refusé de m’identifier lors d’une action de dénonciation d’APPEL AU PEUPLE, et qu’il n’a pas découvert une infraction de l’arrêté du Conseil d’Etat du 04.09.1920.

 

6.     Stéphane Raemy, juge d’instruction spécial: pour nous éclairer sur les tenants et aboutissants de sa découverte tardive de l’arrêté du Conseil d’Etat du 04.09.1920,  sur sa décision de l’appliquer contre APPEL AU PEUPLE, et sur sa discrimination aux dépens de Daniel Conus.

 

7.     Daniel Conus, Les Aubépins 86 A, 1624 Grattavache: pour nous confirmer le constat selon lequel il a bel et bien été discriminé par le juge d’instruction spécial Stéphane Raemy, en violation de ses droits fondamentaux.

 

8.     Jean-Marc Sallin, Président du Tribunal de la Sarine: pour nous éclairer sur les raisons de la de la disjonction des différentes procédures, basées toutes sur des ordonnances pénales identiques du juge d’instruction Stéphane Raemy.

   

9.     André Ackermann, Président du Grand Conseil: pour confirmer les évènements du 03.06.06 à son domicile.

 

10.                                                                                                                               Pierre Kaeser, juge cantonal: pour expliquer sa décision de maintenir le mandat du juge d’instruction très spécial Stéphane Raemy, pour s’occuper d’APPEL AU PEUPLE, malgré ses violations manifestes et graves de la CEDH et de la Constitution fédérale.

 

De plus, je voudrais interroger les policiers avec lesquels j’ai eu affaire le 28.05. respectivement le 25.06.06 :

Fromageat, Duchoud, Schmutz, Pasquier

Jordil, Jeanbourquin, Gautschi, Ayer:

afin de connaître les raisons pour lesquelles ils n’ont pas dispersé une manifestation prétendûment interdite etc..

 

 

Bordereau des pièces

 

1. Photos de l’évènement du 14.11.02 devant l’Hôtel de Ville à Fribourg, montrant les activistes d’APPEL AU PEUPLE en discussion avec le Conseiller d’Etat Pascal Corminboeuf, observés par le Préfet de la Sarine, Nicolas Deiss

2. Jugement du 20.01.05 du juge de police de l’arrondissement de la Sarine

3. Arrêt de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du 14.06.05

4. Arrêt de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du 14.10.05

5. « Actions de la Gendarmerie fribourgeoise contre APPEL AU PEUPLE, été 2005  - Répression de la liberté d’expression »

6. Ordonnance pénale du 11.07.05 du juge d’instruction spécial Stéphane Raemy

7. Lettre circulaire en anglais, adressée aux Ambassades, et datée du 04.12.05

8. Lettre ouverte au Conseiller national du 30.05.06

9. Lettre ouverte au Président du Grand Conseil fribourgeois du 09.06.06

10. Audition de Daniel Conus par le juge d’instruction très spécial Raemy du 29.06.06

11. Rapport de la Police cantonale FR du 01.07.05

12. Ordonnance pénale du 28.10.05 du juge d’instruction spécial Raemy

13. Avis de droit du professeur Franz Riklin du 17.11.05

14. Lettre du juge de police Jean-Marc Sallin du 01.05.06

15. Arrêt de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du 23.05.06

16. Article paru dans « Le Matin » du 13.05.06, page 7

17. Dispositif du jugement du 24.05.06 du juge de police de l’arrondissement de la Sarine, concernant Birgit Savioz

18. Rappel d’une amende prononcée par la Gendarmerie cantonale VD pour « Trouble de l’ordre et de la tranquillité publics » du 06.07.04 aux Cullayes »

19. Arrêt du Tribunal cantonal FR du 28.06.05

20. Arrêt du Tribunal cantonal FR du 01.09.05

21. Arrêt du Tribunal cantonal FR du 12.09.05

22. Dépliant qui présente l’initiative des citoyens APPEL AU PEUPLE, avec ses objectifs

23. Lettre du 22.07.05 au Préfet Nicolas Deiss

24. Plainte du juge d’instruction Jean-Luc Mooser du 18.03.03

25. Arrêt du Tribunal cantonal FR du 17.08.06