APPELL AL PIEVEL

APPELLO AL POPOLO

APPEL AU PEUPLE

AUFRUF ANS VOLK

CCP 17-791540-8    CCP 17-655794-4

c/o Gerhard Ulrich.

Avenue de Lonay 17

CH-1110 Morges

 

Mobile:   078/ 641 99 96

Tél/Fax: 021/ 801 22 88

 

e-mail: ulrich.g@c9c.org

L’initiative des citoyens qui défend les intérêts des consommateurs de la justice

Office des juges d’instruction

Place Notre-Dame 4

1700 Fribourg

Morges, le 23.09.06

 

Plainte pénale contre le juge d’instruction très spécial Stéphane Raemy

pour abus de pouvoir, contrainte et séquestration illicite

Madame, Monsieur,

Le samedi, le 16.09.06, les soussignés se sont rendus à Marly pour distribuer paisiblement le tract ci-joint, dénonçant les violations de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et de la Constitution fédérale par le juge d’instruction très spécial, Stéphane Raemy,  aux dépens de Daniel Conus.

Ils ont été arrêtés à environ 09.30 dans le quartier où est domicilié le juge d’instruction très spécial, Stéphane Raemy, par une force de frappe de la police composée de 2 voitures de police et d’au moins une voiture banalisée. Celui-ci est aussitôt apparu sur les lieux pour diriger les opérations, bien que le tract diffusé dénonce justement ses agissements. D’ailleurs, Gerhard Ulrich l’a rendu attentif à ce fait, lui offrant un exemplaire dudit tract.

Nous avons dû nous identifier sur les lieux, accusés à tort d’avoir participé à une manifestation non autorisée. Sur ordre de Raemy, nous étions emmenés tous les 3 à la Centrale de la Police de Granges-Paccot - arrivé à environ 10.30. Les policiers en charge de ces manœuvres ont bien fait entendre, qu’ils étaient forcés d’exécuter ces ordres illicites, puisque cette arrestation n’était nullement indiquée: il n’y avait ni risque de collusion, ni risque de fuite. Ensuite, on nous a placés séparément en détention dans des cellules, fermées à clé. ½ à 1 heure plus tard, le gendarme Bersier a établi un procès-verbal, nous accusant d’avoir troublé l’ordre et participé à une manifestation non autorisée. Nous fûmes relâchés seulement à 12.30, c'est-à-dire après 2 heures de séquestration, respectivement 3 heures de contrainte.

Entre-temps, la police a séquestré la voiture de la compagne de Daniel Conus, voiture qu’elle a retenue jusqu’au dimanche soir, 17.09.06 à 17.00, puisque cette dame nous avait véhiculés jusqu’à Marly pour y distribuer des tracts.

La distribution de tracts est légale selon l’article 16 de la Constitution fédérale qui garantit, à l’instar de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, le droit à la liberté d’expression. La distribution de tracts n’est point à assimiler à une manifestation. Pour le surplus, Raemy, qui savait qu’il a été mis en cause par ce tract, n’a pas eu le recul nécessaire pour ordonner une mesure coercitive si astreignante. Il a ordonné notre incarcération abusive, avec le dessein de nous nuire. Raemy ne peut être juge et partie.

Après la relaxation, Gerhard Ulrich s’est rendu au domicile du juge d’instruction très spécial Raemy. Il a sonné à sa porte, et Raemy lui-même a ouvert. Il n’a pas répondu à la question, « comment une distribution de tract justifierait une accusation pour trouble de l’ordre et participation à une manifestation non autorisée ». Sans dire un mot, Raemy a refermé sa porte pour aller encore une fois alarmer la police. Quelque temps après, nous étions interpellés de nouveau par 4 gendarmes, et contraints de quitter Marly!

Il faut présumer que Raemy fait valoir le droit à la protection de la sphère privée de lui-même et de sa famille. Hélas, un magistrat ne jouit pas du tout de la même étendue de ce droit



www.c.9c.net/appel-au-peuple - www.swissjustice.net/direct - www.appel-au-peuple.org

En cas de censure/Im Fall von Zensur: www.s-security.net/helpdesk/free

 

 

 

 

comme un citoyen quelconque. Personne n’a obligé Raemy à devenir magistrat ou à le rester. Un magistrat doit affronter les critiques qui lui sont adressées, et tout particulièrement s’il s’est rendu coupable d’abus de pouvoir répétés dans le passé, comme Raemy les a commis aux dépens de Daniel Conus, et le 16.09.06 aux dépens des 3 plaignants.

Rappelons que Raemy a ordonné à 4 reprises l’incarcération de Daniel Conus, pour un total de 130 jours, sans procès public. D’ailleurs, chaque fois, après recours, le Tribunal cantonal a désavoué Raemy, ordonnant la libération immédiate de Daniel Conus.

18 de nos membres actifs d’APPEL AU PEUPLE ont été frappés par le juge d’instruction très spécial Stéphane Raemy  pour des évènements qui ont eu lieu le 28.05., le 23.06., le 25.06. et le 09.07.05, par des ordonnances pénales, soi-disant pour avoir troublé l’ordre public, et avoir participé à une manifestation non-autorisée. Toutes les personnes mentionnées dans ces 4 rapports (copies ci-jointes) ont reçu des ordonnances pénales, sauf Daniel Conus, bien que son nom figure sur les rapports de la police concernant nos actions du 23.06, 25.06. et 09.07.05. Preuves: copies de ces rapports ci-joints, ainsi que les jugements du Tribunal de police de la Sarine du 24.05.06 et du 30.08.06, et les citations à comparaître devant ce même Tribunal pour le 12.10.06.

Le juge d’instruction très spécial, Stéphane Raemy a réservé à Daniel Conus un traitement discriminatoire. Au lieu de le traiter comme toutes les autres personnes dénoncées par les 4 rapports de polices mentionnés, il n’a édité aucune ordonnance pénale à son encontre, comme il l’a fait pour les autres personnes dénoncées par la police après lesdites actions.  Par contre, il a incarcéré Daniel Conus une 4ème fois au mois de septembre 2005. Le Tribunal cantonal a libéré Daniel Conus avec effet immédiat, par arrêt du 14.10.05, désavouant une fois de plus Raemy.

Ce procédé inique à lui tout seul justifie l’ouverture d’une enquête pénale pour la présomption d’abus de pouvoir, commis par le juge d’instruction très spécial, Stéphane Raemy, aux dépens de Daniel Conus. Ce délit se poursuit d’office.

Avant d’allouer cette plainte pénale à un magistrat, vous êtes priés de  nous communiquer, quel magistrat sera chargé de l’enquête concernant cette plainte, puisqu’il y a un risque extrêmement élevé de copinage. Entre-temps, la suspension immédiate du Juge d’instruction très spécial Stéphane Raemy dans toutes les affaires concernant les membres d’APPEL AU PEUPLE est requise.

 

Dans l’attente de vos nouvelles, nous vous présentons, Madame, Monsieur, nos sentiments distingués

 

 

Sylvain Collaud                               Daniel Conus                         Gerhard Ulrich

 

 

 

 

 

Bordereau des pièces:

Tract, dénonçant les violations des droits fondamentaux de Daniel Conus par le juge d’instruction très spécial Stéphane Raemy

Rapport de la Gendarmerie du 02.06.05, concernant l’évènement du 28.05.05

Rapport de la Gendarmerie du 01.07.05, concernant l’évènement du 23.06.05

Rapport de la Gendarmerie du 01.07.05, concernant l’évènement du 25.06.05

Rapport de la Gendarmerie du 10.07.05, concernant l’évènement du 09.07.05

 

www.c.9c.net/appel-au-peuple - www.swissjustice.net/direct - www.appel-au-peuple.org

En cas de censure/Im Fall von Zensur: www.s-security.net/helpdesk/free